Il faut "Sauver le livre", Monsieur le Président

Mis à jour : mai 24

Un collectif de plus de 600 éditeurs, auteurs et libraires en appelle au chef de l'Etat et demande "une aide de plusieurs centaines de millions d'euros" afin de venir en aide à la filière livre, durement touchée par l’épidémie de Covid-19.

By ActuaLitté - Salon du Livre de Paris 2014, CC BY-SA 2.0


Alors même que le ministre de la Culture Franck Riester et le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, disent travailler "à un plan de soutien de la chaîne du livre en concertation avec l'ensemble des professionnels de la filière", une tribune publiée par Le Monde ce samedi, adressée au chef de l’État, l'exhorte à agir pour "sauver" la filière du livre mise en danger par l’épidémie de covid-19. Cette lettre ouverte a réuni la signature de plus de 600 éditeurs, auteurs et libraires.

"L’heure est aujourd’hui au doute et à l’inquiétude. N’aurions-nous plus besoin, Monsieur le Président, de ces grands récits, de ces mythes fondateurs, de ces voix et consciences puissantes auxquels si souvent vous vous référez vous-même ? Ces créations littéraires sont pourtant à la source des autres arts vivants que vous avez estimé, eux, nécessaire de soutenir", plaident les signataires.


Ils rappellent également que la fermeture complète des librairies a entraîné, pour celles-ci, une perte de la quasi-totalité de leur chiffre d'affaires et de plus de 80 % pour les maisons d'édition.

"Cette tribune solidaire est là pour que les déclarations et les idées se concrétisent. Elle parle d’une seule voix et elle parle fort car tous les maillons de notre chaîne sont interdépendants. Cet appel est une urgence absolue".

le Syndicat national de l’édition (SNE), le Syndicat de la librairie française (SLF) et le Conseil permanent des écrivains (CPE) indiquent par ailleurs dans un communiqué commun que "cet appel est le fruit d’une inquiétude largement partagée : au milieu du concert de déclarations, de promesses, d’annonces, le livre fait figure de grand oublié. Il faut prendre la mesure réelle du danger : le recours aux prêts, même garantis, est une solution mais partielle et il faudra les rembourser. Par ailleurs, le montant prévu de cinq millions d’euros apporté par le Centre national du livre est tout à fait insuffisant".


Comme le précise Franck Riester dans son tweet du 22 mai, des mesures seront présentées à la fin de la semaine prochaine.


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