Le Goncourt du premier roman décerné à Maylis Besserie pour son livre sur Samuel Beckett

Mis à jour : mai 12

Les membres de l'académie Goncourt ont décerné, avec un peu d'avance sur le calendrier, leur prix de printemps, le 11 mai 2020, premier jour du déconfinement et ce afin de soutenir les libraires, durement touchés économiquement par les mesures induites par le Covid-19.



Maylis Besserie s'est vu décerner le Goncourt du premier roman pour "Le Tiers Temps" (Gallimard), un récit imaginant la fin de vie du dramaturge et écrivain irlandais Samuel Beckett dans une maison de retraite parisienne baptisée "le Tiers-Temps" et où il y voit défiler son existence mais également la vie quotidienne de l'établissement.


Dans les autres catégories, Anne Serre remporte le Goncourt de la nouvelle 2020 pour "Au cœur d’un été tout en or" (Mercure de France). Sortie prévue le 28 mai prochain.



Résumé de l’éditeur pour "Au cœur d’un été tout en or" :


Une mère inconnue qui ressemble à Liz Taylor, un père tendrement aimé qui se prend pour Musset, un amant marié qui joue avec un revolver, un autre qui apparaît le jour de la mort de Beckett, des amies en Allemagne, en Corse, en Angleterre, dont parfois le souvenir a presque disparu, et un Je tantôt féminin, tantôt masculin, vulnérable ou assassin, apparaissent tour à tour, comme on abat des cartes, dans ce nouveau jeu d’Anne Serre placé sous le signe de Lewis Carroll. Un autoportrait en trente-trois facettes.


Pour le Goncourt de la biographie Edmonde Charles-Roux, le jury a distingué cette année Thierry Thomas pour "Hugo Pratt, trait pour trait" paru aux éditions Grasset.


C'est en septembre, lors du festival "Le Livre sur la place à Nancy", que le prix sera remis.



Résumé de l’éditeur pour "Hugo Pratt, trait pour trait " 


Pour celles et ceux qui ressentent vivement l’arrogance de la culture officielle, la lecture de Corto Maltese est jubilatoire. Car découvrir cette bande dessinée, c’est pénétrer dans un monde où rien ne s’exclut, où tout coexiste : l’enfance et la vieillesse, l’action et le détachement, l’amour et l’envie de s’y dérober, l’utopie et le pragmatisme, les comportements chevaleresques et l’avidité (Corto et Raspoutine…), la bouffonnerie et la mélancolie, les militaires et les magiciennes, les civilisations du passé et celles du présent, les voyages dans l’espace et les voyages dans le temps. L’art d’Hugo Pratt se moque de la distinction entre réflexion et divertissement, entre culture noble et populaire, ces distinctions qui fondent notre éducation. À chacune de ses planches, ces catégories, sinistres cloisonnements, volent en éclats.

Cet essai romanesque est la célébration de cet univers sans frontières. Il évoque Hugo Pratt, que l’auteur a connu, à travers l’exploration de son art  : il cherche à retrouver un disparu à travers la beauté de son trait.

Enfin, il est une interrogation sur l’amour de la bande dessinée, sur ce qui le fonde.


Enfin, le prix Goncourt de la poésie Robert Sabatier a été attribué à Michel Deguy, philosophe, poète et essayiste, fondateur de la revue trimestrielle Po&sie, pour l'ensemble de son œuvre et dont voici son portrait en vidéo.





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